Ma production artistique répond principalement à la nécessité d’établir un rapport entre la fragmentation de l’espace urbain et la fragmentation sociale et culturelle. Ayant vécu dans de grandes villes telles Bogota, Mexico, et Montréal, je me questionne sur la relation qui existe entre le fait d’habiter l’espace et l’influence que cela a sur notre identité personnelle et sociale.
Je tiens souvent compte pour la réalisation de mon travail des situations sociales ou politiques qui m’intéressent particulièrement. Cela me conduit à réfléchir sur le rôle important que selon moi les artistes doivent jouer dans les processus de transformation sociale et politique.
Tout artiste est un être qui s’étonne et se questionne non seulement sur sa propre production artistique, mais aussi sur son identité autant personnelle que sociale. Dans le cas de l’artiste migrant, ses souvenirs, ses expériences personnelles, son identité d’origine, sa langue et son contact avec une autre culture forgent sa « nouvelle identité »
J’espère que Traversée/Ttravesia deviendra un événement –échange-dialogue-interculturel. Je veux voyager à travers et vers la culture de l’Autre ou des autres, puisque, étant colombienne ici je suis déjà ailleurs.
La réalité urbaine est en grande mesure internationale. Le développement incontrôlé, l’architecture standard d’exploitation commerciale, la violence, le stress du travail précaire, le chômage, le caractère impersonnel des relations humaines constituent des caractéristiques de grands espaces urbains aussi éloignés l’un de l’autre que Montréal et Buenos Aires.
NOTE: J'ai aussi ajouté le mot en espagnol au titre. Je l'aime. Pour celles qui se souviennent c'est le titre d'une des oeuvres que j'ai présentée pour l'encan à DIAGONALE.
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