Friday, June 12, 2009
Aller/retour
Beaucoup partent pour trouver l'Ailleurs-meilleur en emportant leurs ''Pénates''. Ils quittent leur lieu d'origine pour construire autrement mais en espérant garder leur identité. Ces choses emportées, les pénates, ont des connotations religieuses, familiales, affectives, souvent trésaurisées, chargées de symboliques indécodables pour les ''autres''. Ailleurs, ces choses deviennent essentielles à la survie de l'histoire même si finalement ils disparaissent. Les pénates composent les strates des migrations. Elles permettent un retour en pensée au lieu d'origine. Natalie
Wednesday, June 10, 2009

Voici donc mon travail qui sera imprimé sur soie georgette. Le rendu est beaucoup plus pale car la soie absorbe un peu d,encre. Les bandes de renard de Norvège seront insérées à la rencontre de deux images.
Le tout fait 23 x 84 pouces.
je devrais récupérer la pièce directement chez Sagamie la semaine prochaine. J,ai hâte de la voir dans son ensemble. les tests semblaient bons.
Lise
Thursday, June 4, 2009
Travail d'atelier
Friday, May 15, 2009
Compte-rendu de Lise
Friday, May 8, 2009
Comment insérer une image
Performance
Ou si elle l'a fait, j'ai manqué ce message.
Comment fait-on pour mettre une image?
Nicole, j'aime beaucoup ton dessin.
Natalie
Idée de performance
Salut les filles,
Premièrement je désire répondre à la question posée par Lise en ce qui a trait à la performance. Ceci m’appelle évidemment mais seulement s’il m’est possible de faire une performance et d’avoir l’œuvre que je désire faire avec acétate et laine. Autrement, si je dois choisir entre les deux, je préfère rester avec mon idée de départ d’une œuvre textile. Vu mes diverses activités, la performance, je me la réserverais pour la maison de la culture Côte-des-Neiges.
Si jamais c’est possible, ma performance traiterait (mon idée de départ et qui pourrait évoluer) du même sujet que mon œuvre : sédentarité - déplacements à pied aller-retour de la maison au travail - ancrages. Je m’imposerais comme structure le temps et des formes similaires à mon œuvre pour les ancrages.
En terminant, juste pour tester l’idée d’insérer une image sur le blog, je joins un croquis d’un petit personnage qui traîne ses ancrages dans l’espace.
Thursday, May 7, 2009
Cent fois sur le métier
Merci Karen, merci Nicole.
Je ne suis jamais allée en Amérique du Sud. Ce que j'en sais, c'est par ma fille qui, elle, est allée en Patagonie, au Pérou, au Brésil, au Paraguay, au Honduras; mon frère qui a vécu en Colombie; mon autre frère qui l'a traversée jusqu'à la Terre-de-Feu.
Je lis vos textes et je retiens de Claudia:
Ici, je suis déjà ailleurs.
J'aime beaucoup.
Je reviens d'un voyage au Japon et je crois que je ne suis pas tout-à-fait revenue encore. Je serais rester plus longtemps...
Aller-retour, voilà mon thème.
Pour moi, Montréal-Buenos Aires, c'est une traversée des continents.
C'est très physique. Je n'ai pas une très grande connaissances des voyages,
mais
ICI, je suis déjà AILLEURS.
Je sors mes cartes, mes fils conducteurs et je vous tiens au courant...
de la suite.
Wednesday, May 6, 2009
Autour de la thématique qu’on a parlée j’ai pensé en particulier aux frontières des territoires. C’est cette idée qui m’intéresse.
Tuesday, May 5, 2009
Friday, April 24, 2009
une petite erreur
Encore une fois Gaston milles excuses.
Thursday, April 23, 2009
J'entend votre paix se poser comme la neige.
je sens le froid humain de la quarantaine année
il fait froid en dedans et les froids m'agitent....
j'entend votre paix se poser comme la neige...
Je n'en sort pas même en ville je retrouve mes attaches à la nature.
lise
Inspiration
Après mes réflexions de la semaine passée, j’ai continué mon questionnement et j’en suis venue à la conclusion que l’œuvre que je devais créer devait être plus près de moi (en effet, mon premier texte mentionnait que mon œuvre traiterait de déplacements de population dans un axe nord-sud; des personnages anonymes sans histoire). Je me sentais plus ou moins confortable avec ma première idée puisque trop générale et loin de moi.
Mon œuvre sera, d’une part, inspirée de mes déplacements dans la ville surtout pour me rendre au travail. Je marche pour me rendre au travail (aller-retour = 2 heures de marche par jour). De plus, je fais tous mes déplacements à pied, à quelques exceptions près.
D’autre part, elle sera inspirée de mes ancrages. Je suis née à Montréal et j’y vis depuis très longtemps. J’ai, selon moi, un lourd bagage que je traîne sur moi, ce qui m’empêche de faire l’acte d’aller vivre ailleurs : ma famille, mes amis, mes activités professionnelles et beaucoup d’objets avec lesquels j’entretiens une relation particulière. (des objets choisis, empreints de ma presence et porteurs de souvenirs et d’histoires. Je me suis également investie dans mon lieu, allant de ma ville, à mon quartier, à mon logement…
Je me suis réveillée hier matin avec une idée très claire de mon œuvre quant au choix des divers éléments devant la composer et des matériaux (acétate et laine).
J’ai maintenant très envie de me lancer dans la création.
Saturday, April 18, 2009
mon inspiration
Buenos Aires : le mur de l’apartheid social détruit par les habitants du quartier populaire de Villa Jardin
mardi 14 avril 2009, par Ludo
Un groupe d’habitants du quartier populaire de Villa Jardin -municipalité de San Fernando, au nord-ouest de la capitale- a abattu un mur en construction qui devait séparer leur quartier de celui de La Horqueta situé sur la municipalité limitrophe de San Isidro. Ce sont trente-trois familles de La Horqueta, quartier richissime de Buenos Aires, qui ont fait pression sur la municipalité de San Isidro afin d’obtenir la construction de ce mur pour « se protéger des voleurs » faisant ainsi écho à l’actuelle campagne de l’extrême droite sur l’insécurité et relayée par de nombreux médias.
La construction de ce mur de béton armé - haut de quatre mètres sur une longueur prévue de huit cent mètres- a suscité immédiatement de vives polémiques -même parmi les plus hauts dirigeants du pays, Kirchner compris- et l’engagement de procédures judiciaires.
Mais les habitants du quartier populaire de Villa Jardin ont préféré agir directement contre la construction de ce mur. Pourtant sous protection policière, les premiers mètres déjà érigés de ce mur de l’apartheid social n’ont pas résisté, jeudi 9 avril, aux coups de pioches, marteaux et pelles... Un des résidents de Villa Jardin interviewés par le quotidien mexicain La Jornada rappelait que « la plupart de ces familles [de La Horqueta] se sont enrichies grâce à la corruption, aux fraudes et à l’exploitation des travailleurs sans oublier les milliers de chômeurs qu’ils ont délibérément produits ». Et concluait en posant cette question si judicieuse : « Serait-ce, eux, les personnes respectables et, nous, les délinquants ? »...
Cheminement
Après avoir lu les divers textes, je me suis questionnée, à savoir si je n’avais pas écrit le mien avec détachement, voire même indifférence.
Les questions que je me suis posées m’ont permis de faire un retour dans le passé. Pour rire un peu, je vous soumets mon cheminement quant à quelques déplacements significatifs que j’ai faits dans ma vie.
À l’âge de 6 ans, je quitte Montréal vers Saint-Vincent-de-Paul (qui n’existe plus en tant que ville car engloutie par Laval). Je ne me souviens plus ce que j’ai pu ressentir à ce moment-là. Possiblement tristesse de perdre mes amies? Quelles traces laissées derrière moi?
À l’âge de 18 ans, je reviens à Montréal pour m’y installer avec ma famille. Encore une fois, qu’ai-je ressenti? Ma mémoire me fait défaut encore une fois. Peut-être insécurité à l’idée de vivre dans une grande ville et non dans un petit patelin? Tristesse de perdre encore une fois des amies et amis? Encore une fois, quelles traces laissées derrière moi?
Depuis que je suis à Montréal, j’ai eu quelques déménagements, au nombre de 7. Le dernier logement, j’y suis depuis 22. C’est un nid pour moi. L’idée de le quitter m’épouvante parce que l’inconnu me fait peur.
Quant aux voyages, j’en ai fait plusieurs – souvent seule. Grosso modo, États-Unis, Amérique centrale, Europe et Asie. À chaque fois que je conclus les arrangements de voyage, j’ai l’impression de m’être mis en danger. Avant de prendre l’avion un mal de ventre épouvantable me prend car je ne sais pas ce qui m’attend là-bas. Aussi, l’idée de laisser derrière mon lieu d’appartenance me dérange. Mais une fois à destination, le voyage se fait d’une manière très agréable.
Sur une note plus sérieuse, je pense que de quitter un lieu pour un autre lieu demande du courage. C’est l’aventure et l’inconnu. Ceci implique perte de points de repère, déracinement, déstabilisation, fragilité, transformation, parfois même solitude, adaptation à de nouvelles habitudes de vie.
En terminant, je désire mentionner que j'aime beaucoup le mot «Traversée» que Lyne et Claudia ont suggéré. J'ai également l'idée de mettre les versions française et espagnole de ce mot.
Mouvement - déplacement
Ce sur quoi je désire travailler – à développer et approfondir – pour ce projet d’exposition est le mouvement nord-sud-. L’action de se déplacer seul dans l’espace et de se retrouver en groupe, formant ainsi des espaces occupés et des espaces libres autour de deux points, un au nord et l’autre au sud. Des déplacements qui laissent des traces derrière soi en ligne droite ou courbe. Des lignes qui s’enlacent ou s’entrecroisent. Créer des circonvolutions lors des déplacements. Être seul mais se retrouver en groupe. Aller d’un point à l’autre en faisant des pauses. Aller à la rencontre de l’inconnu, de la différence. Il s’agit de l’histoire d’êtres humains – anonymes – qui vont dans un axe nord-sud à la rencontre de l’autre et la conséquence ultime est la formation de groupes. Pour un court temps ou pour toujours?»
Thursday, April 16, 2009
je commence à comprendre
Toute cette longue réflexion pour tester si j'ai enfin la bonne méthiode pour jaser avec vous chers bloggeuses.
Quelques idées.Traversée/ Travesía: Identité - altérité
Ma production artistique répond principalement à la nécessité d’établir un rapport entre la fragmentation de l’espace urbain et la fragmentation sociale et culturelle. Ayant vécu dans de grandes villes telles Bogota, Mexico, et Montréal, je me questionne sur la relation qui existe entre le fait d’habiter l’espace et l’influence que cela a sur notre identité personnelle et sociale.
Je tiens souvent compte pour la réalisation de mon travail des situations sociales ou politiques qui m’intéressent particulièrement. Cela me conduit à réfléchir sur le rôle important que selon moi les artistes doivent jouer dans les processus de transformation sociale et politique.
Tout artiste est un être qui s’étonne et se questionne non seulement sur sa propre production artistique, mais aussi sur son identité autant personnelle que sociale. Dans le cas de l’artiste migrant, ses souvenirs, ses expériences personnelles, son identité d’origine, sa langue et son contact avec une autre culture forgent sa « nouvelle identité »
J’espère que Traversée/Ttravesia deviendra un événement –échange-dialogue-interculturel. Je veux voyager à travers et vers la culture de l’Autre ou des autres, puisque, étant colombienne ici je suis déjà ailleurs.
La réalité urbaine est en grande mesure internationale. Le développement incontrôlé, l’architecture standard d’exploitation commerciale, la violence, le stress du travail précaire, le chômage, le caractère impersonnel des relations humaines constituent des caractéristiques de grands espaces urbains aussi éloignés l’un de l’autre que Montréal et Buenos Aires.
NOTE: J'ai aussi ajouté le mot en espagnol au titre. Je l'aime. Pour celles qui se souviennent c'est le titre d'une des oeuvres que j'ai présentée pour l'encan à DIAGONALE.
Tuesday, April 14, 2009
Bribes de réflexions d'héloïse: migration/langage
Les initiatrices du projet ont lancé l’idée d’explorer les thèmes de passage, de mouvement migratoire, de trafic, de déplacement. Je jongle encore avec quelques idées pour aborder ces thèmes; toutes tournent autour du langage, évidemment.
…mes réflexions sur les thèmes proposés m’amènent différentes images. À travers la migration ou le voyage, notre langue s’enrichit de la culture ambiante; des mots s’effacent, alors que d’autres s’imprègnent en nous. Pour les voyageurs et les migrants chroniques, le langage se pense sous forme de strates, de bribes superposées, un collage fait d’apparitions et de disparitions. Je ne crois plus que le langage puisse vraiment se détériorer sous l’effet des migrations. Il devient simplement plus riche, plus coloré, marqué par le pouvoir évocateur de ces mots étrangers qui s’y glissent et que la mémoire a choisi de conserver, plutôt que d’autres. Les mots qui ne sont plus utilisés au quotidien formeront le terreau fertile pour que s’enracinent d’autres mots. Je suis fascinée par la relation de chacun à ce jardin de mots. Dans mon dernier projet (Alphabets), j’ai rencontré plusieurs femmes qui m’ont parlé de leurs langues maternelles et j’ai pu voir la manière dont chacune entretenait ce jardin, s’attachait ou non à ce devoir de mémoire ou laissait de nouvelles pousses envahir le terrain des mots de leur enfance…
…la migration nous questionne sur notre rapport au passé et à notre identité. J’aime observer comment les gens jardinent, bricolent, cuisinent de leurs mains et de leur mémoire, pour parvenir à transmettre et à faire vivre la saveur de leur culture. J’aime aussi voir comment les cultures s’absorbent et s’enrichissent entre-elles …
…une amie argentine qui vit à Montréal depuis quelques années m’a parlé du lunfardo, langage issu de l’arrivée massive d’Européens à Buenos Aires et à Montevideo. C’est le langage du tango, qui colore l’espagnol argentin. Je songe à créer une œuvre où se croiseraient l’argot québécois et le lunfardo argentin. La forme est encore floue mais je voudrais créer un mouvement fluide entre les deux dialectes et donner à chacun une matérialité particulière…
…je possède chez moi une boîte de mots découpés que je me suis amusée à coudre il y a quelques années, en vagues, en spirales. J’ai idée de construire des petites boîtes remplies de mots, ou de phrases et d’explorer les multiples possibilités pour empaqueter le langage : en pile, en boules, plié, ébouriffé, enroulé. Que ces façons de contenir le langage parlent de notre bagage linguistique, de ses failles, de ses interstices, de ses trop pleins et de ses silences…
Je viens de parler avec Tamara Toledo la conservatrice de Toronto. Elle est intéressée à écrire un essaie pour l'exposition Montréal-Buenos Aires. Je vais vous envoyer sa biographie bientôt. Elle veut savoir un peu à propos de nous alors elle va commencer par le web. Pouvez vous, SVP, envoyer vos sites web, si vous en avez, pour qu'elle puisse aller voir votre travail. Merci beaucoup,
Claudia
Monday, April 13, 2009
Texte BAM
Je vous fais parvenir à mon tour ma réflexion sur le projet. J'ai écrit le texte comme une mise en contexte. Tout comme Nicole, le titre trafic ne m'allume pas du tout.
Je vous propose trois suggestions pout le titre/thématique :
"De l’exode à l’exil" ou "Élan migratoire" ou "Traversée"
Voici mon texte:
Depuis plusieurs années, Diagonale, le centre des arts et des fibres du Québec, travaille à élargir ses horizons en franchissant les frontières. Le désir profond de faire connaître les artistes de la fibre est depuis toujours un objectif primordial. C’est à la suite de l’accueil de deux artistes d’Argentine à la galerie de Diagonale, en 2006, qu’est né le désir d’un tel rapprochement. Par la suite, en 2008, un voyage à Buenos Aires a concrétisé et consolidé ces nouveaux liens.
La réunion de huit artistes de Buenos Aires et de huit artistes de Montréal, nous plonge dans un élan migratoire. Cette mouvance confronte l’individu à l’essence même de son appartenance. Dans cette traversée, il transporte avec lui ses racines et ses souvenirs. Le déracinement pousse et porte l’individu à s’approprier son propre territoire, à s’unir et à s’intégrer à d’autres cultures. Cette reconstruction, rythmée par l’identité et les influences de chacun, permet une ouverture, une complicité. Cette pluralité nous ouvre à d’autres univers, nous dévoile la réalité et l’essence de chacun, du tangible et de l’intangible.
L’union de ces deux métropoles est le reflet même de cette diversité. C’est à travers cette vision fertile, que nous laissons place aux artistes de la fibre. Chacun des créateurs perçoit et pose un regard imprégné de son passé, du quotidien et du futur afin de nous laisser entrevoir tout ce qu’un individu porte en lui.
À bientôt!
Lyne
Tuesday, April 7, 2009
1er essai
C'est un baptême pour moi aussi.
Je fais l'essai de l'envoi d'un message.
Je vous ferai parvenir mon texte bientôt.
Lyne
Monday, April 6, 2009
Prise 2
Voila,
Lise
