Friday, April 24, 2009

une petite erreur

Je crois que Gaston Miron ne serait pas fier de moi, j'ai malgré moi romancé son poème. J,écoutais Marin Léon et j,entendais votre paix mais c'est votre peine qu'on doit lire. C,est moins romantique. Mais la poésie m'a amener ailleurs et même les mots se sont transformés dans mes oreilles et m'ont permis d'imaginer autre chose. je garde donc j'entends votre paix tomber comme la neige, car dans un cas comme dans l'autre c,est imperceptiblement que tout cela se passe.
Encore une fois Gaston milles excuses.

Thursday, April 23, 2009

J'entend votre paix se poser comme la neige.

Moi aussi j'ai des idées et ai sérieusement commencé à y travailler. A l'hiver 2007, la glace sur le canal était à nue. C'était magnifique. On pouvait s'y promener et observer les fissures et les bulles d'air emprisonnées dans la glace. J'ai pris plusieurs potos et j'ai commencer à les assembler. Sans avoir pris de photos en noir et blanc tout le travail est dans ces teintes car la glace malgré le soleil était noire. Le montage est assez avancé. J'ai l'intention d'en faire une longue bande de 23 pouces par 7 pieds de hauteur et de la faire imprimer sur soie georgette, car le tissu donne une belle transparence. Je veux coudre le long des séparations des photos des bandes minces de fourrure. Du renard blanc qui était sur un manteau de ma mère. C'est une traversée très spécialecar nos yeux se promènent dans les longs filets blancs. C'est un materiau magnifique on dirait du verre. Tout l'hiver je me suis promenée le long du canal en écoutant les textes de Miron interprétés par les 12 hommes rapaillés. Il y avait ces mots chantés par Martin Léon ....
je sens le froid humain de la quarantaine année
il fait froid en dedans et les froids m'agitent....
j'entend votre paix se poser comme la neige...
Je n'en sort pas même en ville je retrouve mes attaches à la nature.
lise

Inspiration

Après mes réflexions de la semaine passée, j’ai continué mon questionnement et j’en suis venue à la conclusion que l’œuvre que je devais créer devait être plus près de moi (en effet, mon premier texte mentionnait que mon œuvre traiterait de déplacements de population dans un axe nord-sud; des personnages anonymes sans histoire). Je me sentais plus ou moins confortable avec ma première idée puisque trop générale et loin de moi.

Mon œuvre sera, d’une part, inspirée de mes déplacements dans la ville surtout pour me rendre au travail. Je marche pour me rendre au travail (aller-retour = 2 heures de marche par jour). De plus, je fais tous mes déplacements à pied, à quelques exceptions près.

D’autre part, elle sera inspirée de mes ancrages. Je suis née à Montréal et j’y vis depuis très longtemps. J’ai, selon moi, un lourd bagage que je traîne sur moi, ce qui m’empêche de faire l’acte d’aller vivre ailleurs : ma famille, mes amis, mes activités professionnelles et beaucoup d’objets avec lesquels j’entretiens une relation particulière. (des objets choisis, empreints de ma presence et porteurs de souvenirs et d’histoires. Je me suis également investie dans mon lieu, allant de ma ville, à mon quartier, à mon logement…

Je me suis réveillée hier matin avec une idée très claire de mon œuvre quant au choix des divers éléments devant la composer et des matériaux (acétate et laine).

J’ai maintenant très envie de me lancer dans la création. 

Saturday, April 18, 2009

mon inspiration

Je touve ceci inspirant pour mon travail

Buenos Aires : le mur de l’apartheid social détruit par les habitants du quartier populaire de Villa Jardin

mardi 14 avril 2009, par Ludo

Un groupe d’habitants du quartier populaire de Villa Jardin -municipalité de San Fernando, au nord-ouest de la capitale- a abattu un mur en construction qui devait séparer leur quartier de celui de La Horqueta situé sur la municipalité limitrophe de San Isidro. Ce sont trente-trois familles de La Horqueta, quartier richissime de Buenos Aires, qui ont fait pression sur la municipalité de San Isidro afin d’obtenir la construction de ce mur pour « se protéger des voleurs » faisant ainsi écho à l’actuelle campagne de l’extrême droite sur l’insécurité et relayée par de nombreux médias.

La construction de ce mur de béton armé - haut de quatre mètres sur une longueur prévue de huit cent mètres- a suscité immédiatement de vives polémiques -même parmi les plus hauts dirigeants du pays, Kirchner compris- et l’engagement de procédures judiciaires.

Mais les habitants du quartier populaire de Villa Jardin ont préféré agir directement contre la construction de ce mur. Pourtant sous protection policière, les premiers mètres déjà érigés de ce mur de l’apartheid social n’ont pas résisté, jeudi 9 avril, aux coups de pioches, marteaux et pelles... Un des résidents de Villa Jardin interviewés par le quotidien mexicain La Jornada rappelait que « la plupart de ces familles [de La Horqueta] se sont enrichies grâce à la corruption, aux fraudes et à l’exploitation des travailleurs sans oublier les milliers de chômeurs qu’ils ont délibérément produits ». Et concluait en posant cette question si judicieuse : « Serait-ce, eux, les personnes respectables et, nous, les délinquants ? »...

Cheminement

Après avoir lu les divers textes, je me suis questionnée, à savoir si je n’avais pas écrit le mien avec détachement, voire même indifférence. 

Les questions que je me suis posées m’ont permis de faire un retour dans le passé. Pour rire un peu, je vous soumets mon cheminement quant à  quelques déplacements significatifs que j’ai faits dans ma vie. 

À l’âge de 6 ans, je quitte Montréal vers Saint-Vincent-de-Paul (qui n’existe plus en tant que ville car engloutie par Laval). Je ne me souviens plus ce que j’ai pu ressentir à ce moment-là.  Possiblement tristesse de perdre mes amies? Quelles traces laissées derrière moi? 

À l’âge de 18 ans, je reviens à Montréal pour m’y installer avec ma famille. Encore une fois, qu’ai-je ressenti? Ma mémoire me fait défaut encore une fois. Peut-être insécurité à l’idée de vivre dans une grande ville et non dans un petit patelin? Tristesse de perdre encore une fois des amies et amis? Encore une fois, quelles traces laissées derrière moi? 

Depuis que je suis à Montréal, j’ai eu quelques déménagements, au nombre de 7.  Le dernier logement, j’y suis depuis 22. C’est un nid pour moi. L’idée de le quitter m’épouvante parce que l’inconnu me fait peur. 

Quant aux voyages, j’en ai fait plusieurs – souvent seule. Grosso modo, États-Unis, Amérique centrale, Europe et Asie. À chaque fois que je conclus les arrangements de voyage, j’ai l’impression de m’être mis en danger. Avant de prendre l’avion un mal de ventre épouvantable me prend car je ne sais pas ce qui m’attend là-bas.  Aussi, l’idée de laisser derrière mon lieu d’appartenance me dérange.  Mais une fois à destination, le voyage se fait d’une manière très agréable. 

Sur une note plus sérieuse, je pense que de quitter un lieu pour un autre lieu demande du courage.  C’est l’aventure et l’inconnu.  Ceci implique perte de points de repère, déracinement, déstabilisation, fragilité, transformation, parfois même solitude, adaptation à de nouvelles habitudes de vie.



En terminant, je désire mentionner que j'aime beaucoup le mot «Traversée» que Lyne et Claudia ont suggéré.  J'ai également l'idée de mettre les versions française et espagnole de ce mot.

Mouvement - déplacement

Salut les filles,

Comme j'avais mis, par erreur, mon texte du 9 avril dans les commentaires, je vous le retourne.  Le voici donc:

«Le mot «trafic» ne me dit absolument rien, parce que je le trouve froid, sans émotion. Par contre, j’aime bien le thème «Mouvement».

Deux groupes d’artistes, un venant du sud et l’autre du nord. Deux cultures qui ont leurs différences et leurs ressemblances et qui désirent partager leur vision des choses. Une curiosité de voir le résultat de cette exposition. S’agira-t-il d’une exposition où la différence sera très présente ou le contraire malgré la distance qui nous sépare?

Ce sur quoi je désire travailler – à développer et approfondir – pour ce projet d’exposition est le mouvement nord-sud-. L’action de se déplacer seul dans l’espace et de se retrouver en groupe, formant ainsi des espaces occupés et des espaces libres autour de deux points, un au nord et l’autre au sud. Des déplacements qui laissent des traces derrière soi en ligne droite ou courbe. Des lignes qui s’enlacent ou s’entrecroisent. Créer des circonvolutions lors des déplacements. Être seul mais se retrouver en groupe. Aller d’un point à l’autre en faisant des pauses. Aller à la rencontre de l’inconnu, de la différence. Il s’agit de l’histoire d’êtres humains – anonymes – qui vont dans un axe nord-sud à la rencontre de l’autre et la conséquence ultime est la formation de groupes. Pour un court temps ou pour toujours?»

Thursday, April 16, 2009

je commence à comprendre

Je viens de découvrir que mes petits apports à vos textes apparaissent dans les commentaires. Bienvenu dans la haute technologie de moins de 30 ans. j'essaie donc encore une fois de publier ma réflexion. Étant née et ayant passé la majeure partie de ma vie à la campagne, je me considère comme une migrante. Tout dépend de son tempérament, mais je crois que le choc est aussi brutal. Le seul avantage sur un immigrant d'un pays lointain est que je pouvais retourner dans le miens lorsque je n'en pouvais plus. Finalement on traîne en soi son pays intérieur. La ville est à la fois fascinante et repoussante. J'y suis bien un temps et après je dois retourner vers la nature sinon je m'assèche. J'aime l'idée de Claudia la traversée. On traverse sa vie on traverse sa ville ou sa foret, on traverse toujours quelque chose. Tout est mouvement , mais il est plus aigu lorsqu'on est dans une ville. A la limite nos continent se meuvent, les plaques se déplacent lentement. Nos deux Amériques s'éloignent toujours un peu plus de l'Europe et de l'Afrique.
Toute cette longue réflexion pour tester si j'ai enfin la bonne méthiode pour jaser avec vous chers bloggeuses.

Quelques idées.Traversée/ Travesía: Identité - altérité


Ma production artistique répond principalement à la nécessité d’établir un rapport entre la fragmentation de l’espace urbain et la fragmentation sociale et culturelle. Ayant vécu dans de grandes villes telles Bogota, Mexico, et Montréal, je me questionne sur la relation qui existe entre le fait d’habiter l’espace et l’influence que cela a sur notre identité personnelle et sociale.

 

Je tiens souvent compte pour la réalisation de mon travail des situations sociales ou politiques qui m’intéressent particulièrement. Cela me conduit à réfléchir sur le rôle important que selon moi les artistes doivent jouer dans les processus de transformation sociale et politique.

 

Tout artiste est un être qui s’étonne et se questionne non seulement sur sa propre production artistique, mais aussi sur son identité autant personnelle que sociale. Dans le cas de l’artiste migrant, ses souvenirs, ses expériences personnelles, son identité d’origine, sa langue et son contact avec une autre culture forgent sa « nouvelle identité » 

 


J’espère que Traversée/Ttravesia deviendra un événement –échange-dialogue-interculturel. Je veux voyager à travers et vers la culture de l’Autre ou des autres, puisque, étant colombienne ici je suis déjà ailleurs.

 

La réalité urbaine est en grande mesure internationale. Le développement incontrôlé, l’architecture standard d’exploitation commerciale, la violence, le stress du travail précaire, le chômage, le caractère impersonnel des relations humaines constituent des caractéristiques de grands espaces urbains aussi éloignés l’un de l’autre que Montréal et Buenos Aires.

 



NOTE: J'ai aussi ajouté le mot en espagnol au titre. Je l'aime. Pour celles qui se souviennent c'est le titre d'une des oeuvres que j'ai présentée pour l'encan à DIAGONALE.

 

Tuesday, April 14, 2009

Bribes de réflexions d'héloïse: migration/langage

Les initiatrices du projet ont lancé l’idée d’explorer les thèmes de passage, de mouvement migratoire, de trafic, de déplacement. Je jongle encore avec quelques idées pour aborder ces thèmes; toutes tournent autour du langage, évidemment.

…mes réflexions sur les thèmes proposés m’amènent différentes images. À travers la migration ou le voyage, notre langue s’enrichit de la culture ambiante; des mots s’effacent, alors que d’autres s’imprègnent en nous.  Pour les voyageurs et les migrants chroniques, le langage se pense sous forme de strates, de bribes superposées, un collage fait d’apparitions et de disparitions.   Je ne crois plus que le langage puisse vraiment se détériorer sous l’effet des migrations.  Il devient simplement plus riche, plus coloré, marqué par le pouvoir évocateur de ces mots étrangers qui s’y glissent et que la mémoire a choisi de conserver, plutôt que d’autres.  Les mots qui ne sont plus utilisés au quotidien formeront le terreau fertile pour que s’enracinent d’autres mots.  Je suis fascinée par la relation de chacun à ce jardin de mots.  Dans mon dernier projet (Alphabets), j’ai rencontré plusieurs femmes qui m’ont parlé de leurs langues maternelles et j’ai pu voir la manière dont chacune entretenait ce jardin, s’attachait ou non à ce devoir de mémoire ou laissait de nouvelles pousses envahir le terrain des mots de leur enfance…

…la migration nous questionne sur notre rapport au passé et à notre identité.  J’aime observer comment les gens jardinent, bricolent, cuisinent de leurs mains et de leur mémoire, pour parvenir à transmettre et à faire vivre la saveur de leur culture.  J’aime aussi voir comment les cultures s’absorbent et s’enrichissent entre-elles …

…une amie argentine qui vit à Montréal depuis quelques années m’a parlé du lunfardo, langage issu de l’arrivée massive d’Européens à Buenos Aires et à Montevideo.  C’est le langage du tango, qui colore l’espagnol argentin.  Je songe à créer une œuvre où se croiseraient l’argot québécois et le lunfardo argentin.  La forme est encore floue mais je voudrais créer un mouvement fluide entre les deux dialectes et donner à chacun une matérialité particulière…

…je possède chez moi une boîte de mots découpés que je me suis amusée à coudre il y a quelques années, en vagues, en spirales.  J’ai idée de construire des petites boîtes remplies de mots, ou de phrases et d’explorer les multiples possibilités pour empaqueter le langage : en pile, en boules, plié, ébouriffé, enroulé.  Que ces façons de contenir le langage parlent de notre bagage linguistique, de ses failles, de ses interstices, de ses trop pleins et de ses silences…

Bonjour à totes,

Je viens de parler avec Tamara Toledo la conservatrice de Toronto. Elle est intéressée à écrire un essaie pour l'exposition Montréal-Buenos Aires. Je vais vous envoyer sa biographie bientôt. Elle veut savoir un peu à propos de nous alors elle va commencer par le web. Pouvez vous, SVP, envoyer vos sites web, si vous en avez, pour qu'elle puisse aller voir votre travail. Merci beaucoup,

Claudia

Monday, April 13, 2009

Texte BAM

Bonjour,

Je vous fais parvenir à mon tour ma réflexion sur le projet. J'ai écrit le texte comme une mise en contexte. Tout comme Nicole, le titre trafic ne m'allume pas du tout.
Je vous propose trois suggestions pout le titre/thématique :

"De l’exode à l’exil" ou "Élan migratoire" ou "Traversée"

Voici mon texte:

Depuis plusieurs années, Diagonale, le centre des arts et des fibres du Québec, travaille à élargir ses horizons en franchissant les frontières. Le désir profond de faire connaître les artistes de la fibre est depuis toujours un objectif primordial. C’est à la suite de l’accueil de deux artistes d’Argentine à la galerie de Diagonale, en 2006, qu’est né le désir d’un tel rapprochement. Par la suite, en 2008, un voyage à Buenos Aires a concrétisé et consolidé ces nouveaux liens.

La réunion de huit artistes de Buenos Aires et de huit artistes de Montréal, nous plonge dans un élan migratoire. Cette mouvance confronte l’individu à l’essence même de son appartenance. Dans cette traversée, il transporte avec lui ses racines et ses souvenirs. Le déracinement pousse et porte l’individu à s’approprier son propre territoire, à s’unir et à s’intégrer à d’autres cultures. Cette reconstruction, rythmée par l’identité et les influences de chacun, permet une ouverture, une complicité. Cette pluralité nous ouvre à d’autres univers, nous dévoile la réalité et l’essence de chacun, du tangible et de l’intangible.

L’union de ces deux métropoles est le reflet même de cette diversité. C’est à travers cette vision fertile, que nous laissons place aux artistes de la fibre. Chacun des créateurs perçoit et pose un regard imprégné de son passé, du quotidien et du futur afin de nous laisser entrevoir tout ce qu’un individu porte en lui.

À bientôt!

Lyne

Tuesday, April 7, 2009

1er essai

Bonjour,
C'est un baptême pour moi aussi.
Je fais l'essai de l'envoi d'un message.
Je vous ferai parvenir mon texte bientôt.

Lyne

Monday, April 6, 2009

Prise 2

C'est mon baptême de blog et je crois que le premier message n'a pas été envoyé dans les règles de l'art. Je disais donc, ai envoyé un courriel a Josephina mais pas encore recu de réponse au sujet du nombre d'artsite. je vais tenter d'en envoyer un a Ester en utilisant le traducteur.
Voila,
Lise

Friday, April 3, 2009

Bonjour Karen,

Me voici me voilà à l'appel.

Est-ce que je dois mettre ma photo sur le blog?

À tout bientôt.

Nicole